Bon, faut quand même qu'on vous tienne au courant des dernières news. Ces jours-ci sont un peu durs durs à vivre.
Une semaine que je suis au chômage donc. J'ai passé d'autres entretiens mais pour l'instant, j'ai tendance à pas trouver que les jobs qu'on me propose me correspondent vraiment. J'ai donc déjà refuser deux offres. Me reste un entretien vendredi, pour le poste à la City, et je crois les doigts pour que ça marche car le manque d'argent va vite devenir préoccupant. Mais ce n'est pas ma première préoccupation....
Car il nous faut aussi trouver un endroit pour vivre. En effet, malgré la venue de l'exterminateur trois fois la semaine dernière, nous avons encore trouver pas mal d'habitantes ce week end. Le début de réintégration de la chambre s'est donc soldé en une retraite rapide, dans la chambre des français. On n'a donc toujours pas de chambre à nous. Et le ras-le-bol nous est tombé dessus, avec la volonté de trouver dès que possible un nouvelle collocation ailleurs. Mais les choses ne sont pas si simples.
Après plusieurs mails au gérant et une conversation téléphonique hier soir, la seule proposition qu'on ait eu est d'aller habiter quelques temps chez un collègue du gérant, dans une autre colloc, le temps que le problème des bed bugs se règle. Mais ça ressemble à un "reculer pour mieux sauter". On va voir ce qu'il nous propose dans une demi heure, on avisera.
On a visité deux collocs hier, une à Canary Wharf et une à Hammersmith, mais ça nous a pas plu. C'est le genre de maison où c'est chacun pour sa gueule, les collocs ne se connaissant quasiment pas entre eux, et ce qui nous gêne, c'est surtout qu'il n'y a jamais de lounge, donc pas d'endroit où se retrouver tous ensemble. Beurk... Donc j'erre sur les sites de collocs, mais vraiment pas facile de trouver une chambre avec des lits jumeaux, pas trop chère, et pas trop mal placée. Que va-t-on faire à court terme??
Et cerise sur le gateau, hier soir, j'ai enfin convoqué le conseil de famille. Vu que tout le monde râle dans le vide depuis des semaines sans vraiment faire quoi que ce soit pour changer les choses, j'ai pris les choses en main, et j'ai poussé ma gueulante dans la cuisine, devant toute la maisonnée réunie, exercice de style très stressant. Je me suis rendu compte que j'étais capable d'autorité, de fermeté, et que mes paroles portent plus que j'aurais cru. On a évoqué tous les problèmes, le bruit, le bordel, le ménage, le cas de l'ex-colloc qui conitnue de squatter l'appart, de se servir dans les placards, d'étaler son bordel sans rien ranger. Il était là pour le conseil de famille et je l'ai correctement remis à sa place quand il a commencé de l'ouvrir, étant donné qu'il n'a rien à dire vu qu'il ne paie plus de loyer. On est tous tombé d'accord sur le fait qu'il fallait faire des efforts, qu'on avait pas la même façon de vivre, qu'on ne les blamait pas mais que le respect des autres était une valeur importante. On verra dans les jours à venir. L'ex-colloc reviendra-t-il? Les petits respecteront-ils le sommeil des gens? Devrais-je détruire la carte son de l'ordinateur en libre service comme je les ai menacé de le faire?
Et le loyer de décembre à payer dans deux jours, qui nous forcera à rester un mois de plus... Le paie-t-on? Et notre caution? Nous la rendra-t-il?
Et si on trouve un nouvel appart, est-ce qu'on fonce?
Putain, y'a des périodes comme ça où on regrette d'être un adulte et où on aimerait bien rentrer chez Maman se faire caliner... Grosse fatigue. Tout va bien finir par s'arranger, mais c'est loin d'être facile à gérer.
Voilà, je me suis plaint, vous êtes au courant de tout. L'aventure a parfois ses mauvais côtés. Mais rassurez-vous, on ne regrette toujours rien...
Et un grand merci à Patou et Nancy, qui sont reparties hier pour la France, et avec qui on a passé de très bons moments cette semaine. Ca fait du bien de revoir des amis, même si elles ont eu le droit à la période la plus dure depuis notre arrivée ici.
Vis ma vie de Fred et Charles en galère à Londres! :o) Who's next??
mercredi, novembre 29, 2006
vendredi, novembre 24, 2006
So what's up? (Vendredi 24 novembre)
Quoi de neuf docteur?
Des interviews, des visites, et la fin des traitements pour les bed bugs.
Patou et Nancy sont arrivées comme prévu mardi et j'essaie de passer le plus de temps possible avec elles, mais c'est pas évident car je suis pas mal débordé pour un mec au chômage...
Boulot : pour la première boîte, qu'on appellera Shoupix, j'ai eu mon premier interview mardi matin, et ça a très bien marché car je devrais, si tout se passe bien, avoir un deuxième interview lundi prochain. J'attends le coup de fil. Pour la deuxième boîte, qu'on appellera Veritix, l'entrevue de mardi s'est très bien passée aussi, mais malgré le salaire mirobolant, j'ai décliné l'offre car j'aurais du voyager pour mes différentes missions, potentiellement dans tout le Royaume Uni, ainsi qu'en Europe et en Amérique du nord. Certes, alléchant et super intéressant, mais suis pas venu à Londres pour sacrifier ma vie sociale naissante au profit d'une boîte qui m'envoie aux 4 coins du monde. On verra ça plus tard... Et une troisième boîte, qu'on appelera Cityx, dans la City, avec qui j'ai des entretiens téléphoniques (concluants) et techniques (test Java en ligne ce matin, validé!!). J'attends un coup de fil pour un entretien en chair et en os la semaine prochaine.
D'autres offres me parviennent dans ma boîte mail tous les soirs, mais je ne réponds plus pour l'instant. Vaut mieux que je me concentre sur les plans qui ont l'air bien avancé pour l'instant. Ce que je ne comprends pas, c'est la vague de contacts qui me tombe dessus cette semaine. C'est comme s'ils avaient des antennes et qu'ils savaient que j'avais démissionné... Super cool pour moi, mais comme d'habitude à Londres, ça va tellement vite que je n'ai pas le temps de digérer les informations et de me rendre compte de ce qui m'arrive. Grisant, mais crevant... :o)
Pour les bestioles, aujourd'hui, l'exterminateur est venu pour le dernier traitement. Normalement, on est débarrassé de cette vermine, et on peut réinvestir la chambre dès demain, le temps que les vapeurs d'insecticide se soient atténuées. Cela dit, vu que l'on a deux invitées ce soir, on va peut être y retourner dès aujourd'hui. 6 dans la chambre d'Astrid et Quentin, ça commence à faire beaucoup pour 9m²!! J'ai commencé les lessives, on fait bouillir les draps et l'étape suivante, c'est TOUS les vêtements, au plus chaud qu'on peut. On va faire un petit travail psychologique pour arrêter de psychoter et tenter de revivre normalement, en faisant comme si ça n'était jamais arrivé et qu'on était effectivement débarrassé du problème. A suivre dans deux semaines, lorsque la potentielle prochaine génération, si elle a survécu, devrait commencer à se nourrir... ;-) Bed bugs, le retour!!!
Et sinon, le quotidien du touriste à Londres : visite, ballades, et ski-bar, sans le ski. Hier, surtout, on a assuré : miam vers Big Ben, suivi d'une ballade jusqu'à Knightsbridge pour se rapprocher d'Harrods. Puis pause "Tea" dans un hôtel 4 étoiles (£2 le thé, dans des canapés confortables, en face d'une cheminée, pourquoi se priver??), puis visite d'Harrods pendant 3 heures : moitié au rayon jouets, grands gosses indisciplinés qui touchent à tout et qui jouent avec tout ce qui est en libre service; puis autre moitié au rayon meuble, à simuler l'achat d'un canapé à 29.000 francs, négociation sur le tissu à choisir entre Charly et moi, devant la vendeuse crédule, et pause détente dans la section "Fauteuils massants", "Machine à masser les pieds" (un délice), etc... Ah et puis bien sûr, le passage par le rayon hi-Fi, où on peut brancher notre Ipod sur pleins d'enceintes différentes, histoire de danser sur Lilly Allen à fond, sous les yeux blasés des vendeurs. Un vrai parc d'attraction ce magasin!!
S'en est suivi une pause apéro au bar panoramique du Hilton (28ème étage), vue magnifique de Londres by night, ambiance lounge, et note aussi épicée que les krounis-krounas offerts (£12 le cocktail, hum... on aurait peut être du regarder les prix avant de s'installer...).
On va peut être se calmer sur le luxe, on tape de plus en plus haut dans les lieux de standings, et nos comptes en banque vont pas tarder à réclamer du cash! Mais bon, on est là pour profiter, pas pour faire des économies! Et vu qu'on mange plus, on fait des économies! LOL
Rendez-vous dans un mois, au bar du Savoy, anorexiques, alcooliques, au chômage, pleins de piqûres de bed-bugs suite à leur retour en force, et tentant de négocier un Cosmopolitan en échange de quelques heures travaillées en temps qu'hommes de chambre (poste à définir)...
Ou alors rendez-vous dans un mois, dans un nouvel appart plus cosy à Earl's Court, moi travaillant dur dans l'informatique, mais touchant un salaire plus que décent, Charly presque bilingue et propulsé manager de son Starbucks suite à l'intoxication alimentaire (accidentelle?) de tout le personnel, se demandant ce qu'il va faire des stock-options qu'on lui a offertes en tant qu'ancien (deux mois au Starbucks, tout de même!).
Vos pronostics??? ;-)
Des interviews, des visites, et la fin des traitements pour les bed bugs.
Patou et Nancy sont arrivées comme prévu mardi et j'essaie de passer le plus de temps possible avec elles, mais c'est pas évident car je suis pas mal débordé pour un mec au chômage...
Boulot : pour la première boîte, qu'on appellera Shoupix, j'ai eu mon premier interview mardi matin, et ça a très bien marché car je devrais, si tout se passe bien, avoir un deuxième interview lundi prochain. J'attends le coup de fil. Pour la deuxième boîte, qu'on appellera Veritix, l'entrevue de mardi s'est très bien passée aussi, mais malgré le salaire mirobolant, j'ai décliné l'offre car j'aurais du voyager pour mes différentes missions, potentiellement dans tout le Royaume Uni, ainsi qu'en Europe et en Amérique du nord. Certes, alléchant et super intéressant, mais suis pas venu à Londres pour sacrifier ma vie sociale naissante au profit d'une boîte qui m'envoie aux 4 coins du monde. On verra ça plus tard... Et une troisième boîte, qu'on appelera Cityx, dans la City, avec qui j'ai des entretiens téléphoniques (concluants) et techniques (test Java en ligne ce matin, validé!!). J'attends un coup de fil pour un entretien en chair et en os la semaine prochaine.
D'autres offres me parviennent dans ma boîte mail tous les soirs, mais je ne réponds plus pour l'instant. Vaut mieux que je me concentre sur les plans qui ont l'air bien avancé pour l'instant. Ce que je ne comprends pas, c'est la vague de contacts qui me tombe dessus cette semaine. C'est comme s'ils avaient des antennes et qu'ils savaient que j'avais démissionné... Super cool pour moi, mais comme d'habitude à Londres, ça va tellement vite que je n'ai pas le temps de digérer les informations et de me rendre compte de ce qui m'arrive. Grisant, mais crevant... :o)
Pour les bestioles, aujourd'hui, l'exterminateur est venu pour le dernier traitement. Normalement, on est débarrassé de cette vermine, et on peut réinvestir la chambre dès demain, le temps que les vapeurs d'insecticide se soient atténuées. Cela dit, vu que l'on a deux invitées ce soir, on va peut être y retourner dès aujourd'hui. 6 dans la chambre d'Astrid et Quentin, ça commence à faire beaucoup pour 9m²!! J'ai commencé les lessives, on fait bouillir les draps et l'étape suivante, c'est TOUS les vêtements, au plus chaud qu'on peut. On va faire un petit travail psychologique pour arrêter de psychoter et tenter de revivre normalement, en faisant comme si ça n'était jamais arrivé et qu'on était effectivement débarrassé du problème. A suivre dans deux semaines, lorsque la potentielle prochaine génération, si elle a survécu, devrait commencer à se nourrir... ;-) Bed bugs, le retour!!!
Et sinon, le quotidien du touriste à Londres : visite, ballades, et ski-bar, sans le ski. Hier, surtout, on a assuré : miam vers Big Ben, suivi d'une ballade jusqu'à Knightsbridge pour se rapprocher d'Harrods. Puis pause "Tea" dans un hôtel 4 étoiles (£2 le thé, dans des canapés confortables, en face d'une cheminée, pourquoi se priver??), puis visite d'Harrods pendant 3 heures : moitié au rayon jouets, grands gosses indisciplinés qui touchent à tout et qui jouent avec tout ce qui est en libre service; puis autre moitié au rayon meuble, à simuler l'achat d'un canapé à 29.000 francs, négociation sur le tissu à choisir entre Charly et moi, devant la vendeuse crédule, et pause détente dans la section "Fauteuils massants", "Machine à masser les pieds" (un délice), etc... Ah et puis bien sûr, le passage par le rayon hi-Fi, où on peut brancher notre Ipod sur pleins d'enceintes différentes, histoire de danser sur Lilly Allen à fond, sous les yeux blasés des vendeurs. Un vrai parc d'attraction ce magasin!!
S'en est suivi une pause apéro au bar panoramique du Hilton (28ème étage), vue magnifique de Londres by night, ambiance lounge, et note aussi épicée que les krounis-krounas offerts (£12 le cocktail, hum... on aurait peut être du regarder les prix avant de s'installer...).
On va peut être se calmer sur le luxe, on tape de plus en plus haut dans les lieux de standings, et nos comptes en banque vont pas tarder à réclamer du cash! Mais bon, on est là pour profiter, pas pour faire des économies! Et vu qu'on mange plus, on fait des économies! LOL
Rendez-vous dans un mois, au bar du Savoy, anorexiques, alcooliques, au chômage, pleins de piqûres de bed-bugs suite à leur retour en force, et tentant de négocier un Cosmopolitan en échange de quelques heures travaillées en temps qu'hommes de chambre (poste à définir)...
Ou alors rendez-vous dans un mois, dans un nouvel appart plus cosy à Earl's Court, moi travaillant dur dans l'informatique, mais touchant un salaire plus que décent, Charly presque bilingue et propulsé manager de son Starbucks suite à l'intoxication alimentaire (accidentelle?) de tout le personnel, se demandant ce qu'il va faire des stock-options qu'on lui a offertes en tant qu'ancien (deux mois au Starbucks, tout de même!).
Vos pronostics??? ;-)
mardi, novembre 21, 2006
Enfin la fin, et un début de début (Mardi 21 Novembre)
Quelle journée!
Lever 7h30 et préparation pour mon entretien de 10h avec une boîte d'informatique, mon premier entretien... Un peu de stress mais beaucoup d'excitation, car après tout, les entretiens, c'est jamais qu'un jeu de séduction, et j'aime bien ça, nan?
Costard-cravaté, le Fred part de l'appart en retard, achète un café/Muffin au Starbucks du coin, se fait refouler de sa station de métro favorite pour cause de foule intense et doit prendre le métro à la station d'après. Arrivée à Earl's Court à 9h15 pour son entretien de 10h, nickel!!! Il me reste normalement 6 minutes de bus pour arriver à la boîte, alors je traîne, vais faire caca au Starbucks du coin (aaaah, le stress...) et recharge mon téléphone car j'ai pleins de coups de fil à passer. Puis j'attends mon bus... qui ne vient pas... 20 minutes plus tard, je prends le taureau par les cornes et décide d'en prendre un autre, histoire de me rapprocher. Mais c'est déjà trop tard, je suis à la bourre! Enfin, 10 minutes de retard, pas la mort.
L'entretien s'est bien passé, bon feeling, anglais sans trop de failles (ouahou, fier de moi là), intéressé par l'esprit start-up survivante et à la pointe d'un domaine plein d'avenir (je développerai plus en détail le cas échéant). Une heure plus tard, je ressors avec ce sentiment si particulier qui m'habite à l'issue de ce genre d'exercice, une sorte de bien-être, de plénitude. J'appelle l'agence de recrutement pour leur dire que je suis intéressé et reste plus qu'à attendre la réponse et voir si j'ai un 2ème entretien.
Retour en centre ville, et consultation de ma boîte vocale : un entretien pour une autre boîte à 13:30. Pfiouuuu!!! Faut recharger les batteries car post-entretienum animal crevé! Un morceau à l'appart, révision rapide de leur site web et direction un hôtel 4 étoiles vers Green Park pour rencontrer mon contact (que je ne connais pas, dont je n'ai pas le num de tél, et qui n'a pas de saucisson ou d'arrosoir sous le bras, cf. les Bidochons). Il me trouve comme un grand dans le bar lounge désert, et on cause pendant une heure. Mais à la sortie, malgré un salaire alléchant et un travail de consultant qui semble intéressant, je sais que je vais décliner l'offre avant qu'on me la fasse : il faudrait voyager dans tout le Royaume Uni, voire en Europe, voire au Canada. Certes, c'est alléchant, pleins de promesses de découvertes, mais je suis à Londres, c'est pour m'y poser un moment.
Direction l'hôtel des filles (Patou et Nancy) qui sont arrivées à Londres ce matin. Trop heureux de les voir, ça fait un bien fou. Décidément, que d'émotions ce jour... On rejoint Charly qui a fini le boulot, on visite rapido le capharnaüm qu'on appelle maison, puis on file s'aérer. On boit un verre au MASH, bar sympatoche à côté de la maison (mais où le Southern Comfort est à £6, les enculés!!) et direction mon pub où je dois bosser à 17h.
Le dernier rebondissement de la journée consiste en la confirmation, à mon arrivée au pub, du fait que ce soir sera mon dernier soir, et que je ne devrai rester que quelques heures, le temps de passer la main. Je bosse donc jusqu'à 20h, coachant les deux nouveaux, sensations assez agréables du vieux loup de mer qui n'en branle pas une, surveille d'un oeil inquisiteur les faits et gestes des juniors, donnent des conseils pour se faire mousser, et se noie dans l'autosatisfaction d'avoir atteint un objectif désormais caduque. Léger pincement au moment de partir et de faire des bises à l'équipe à présent familière, et espoir de garder contact malgré tout.
Fin de soirée dans un sushi bar avec les filles et Charly, ça papotte, ça sushite, et c'est fatigué par cette journée charnière alors ça se rentre pas trop tard et ça glandouille dans un appartement fraîchement nettoyé par des collocs italo-français inspirés (deuxième effet kisscool??).
What's next? Quelques offres d'emplois dans ma boîte mail (p'tain... et c'est même pas des mailings!! C'est du Que-Pour-Fred-Parce-Qu'il-Le-Vaut-Bien-Sur-Monster.co.uk!) et une semaine de vacances en perspective!
OK, OK... Un peu trop d'auto-lustrage de poils dans ce post, mais y'a des jours où on trouve son odeur meilleure que d'autres... :o)
Lever 7h30 et préparation pour mon entretien de 10h avec une boîte d'informatique, mon premier entretien... Un peu de stress mais beaucoup d'excitation, car après tout, les entretiens, c'est jamais qu'un jeu de séduction, et j'aime bien ça, nan?
Costard-cravaté, le Fred part de l'appart en retard, achète un café/Muffin au Starbucks du coin, se fait refouler de sa station de métro favorite pour cause de foule intense et doit prendre le métro à la station d'après. Arrivée à Earl's Court à 9h15 pour son entretien de 10h, nickel!!! Il me reste normalement 6 minutes de bus pour arriver à la boîte, alors je traîne, vais faire caca au Starbucks du coin (aaaah, le stress...) et recharge mon téléphone car j'ai pleins de coups de fil à passer. Puis j'attends mon bus... qui ne vient pas... 20 minutes plus tard, je prends le taureau par les cornes et décide d'en prendre un autre, histoire de me rapprocher. Mais c'est déjà trop tard, je suis à la bourre! Enfin, 10 minutes de retard, pas la mort.
L'entretien s'est bien passé, bon feeling, anglais sans trop de failles (ouahou, fier de moi là), intéressé par l'esprit start-up survivante et à la pointe d'un domaine plein d'avenir (je développerai plus en détail le cas échéant). Une heure plus tard, je ressors avec ce sentiment si particulier qui m'habite à l'issue de ce genre d'exercice, une sorte de bien-être, de plénitude. J'appelle l'agence de recrutement pour leur dire que je suis intéressé et reste plus qu'à attendre la réponse et voir si j'ai un 2ème entretien.
Retour en centre ville, et consultation de ma boîte vocale : un entretien pour une autre boîte à 13:30. Pfiouuuu!!! Faut recharger les batteries car post-entretienum animal crevé! Un morceau à l'appart, révision rapide de leur site web et direction un hôtel 4 étoiles vers Green Park pour rencontrer mon contact (que je ne connais pas, dont je n'ai pas le num de tél, et qui n'a pas de saucisson ou d'arrosoir sous le bras, cf. les Bidochons). Il me trouve comme un grand dans le bar lounge désert, et on cause pendant une heure. Mais à la sortie, malgré un salaire alléchant et un travail de consultant qui semble intéressant, je sais que je vais décliner l'offre avant qu'on me la fasse : il faudrait voyager dans tout le Royaume Uni, voire en Europe, voire au Canada. Certes, c'est alléchant, pleins de promesses de découvertes, mais je suis à Londres, c'est pour m'y poser un moment.
Direction l'hôtel des filles (Patou et Nancy) qui sont arrivées à Londres ce matin. Trop heureux de les voir, ça fait un bien fou. Décidément, que d'émotions ce jour... On rejoint Charly qui a fini le boulot, on visite rapido le capharnaüm qu'on appelle maison, puis on file s'aérer. On boit un verre au MASH, bar sympatoche à côté de la maison (mais où le Southern Comfort est à £6, les enculés!!) et direction mon pub où je dois bosser à 17h.
Le dernier rebondissement de la journée consiste en la confirmation, à mon arrivée au pub, du fait que ce soir sera mon dernier soir, et que je ne devrai rester que quelques heures, le temps de passer la main. Je bosse donc jusqu'à 20h, coachant les deux nouveaux, sensations assez agréables du vieux loup de mer qui n'en branle pas une, surveille d'un oeil inquisiteur les faits et gestes des juniors, donnent des conseils pour se faire mousser, et se noie dans l'autosatisfaction d'avoir atteint un objectif désormais caduque. Léger pincement au moment de partir et de faire des bises à l'équipe à présent familière, et espoir de garder contact malgré tout.
Fin de soirée dans un sushi bar avec les filles et Charly, ça papotte, ça sushite, et c'est fatigué par cette journée charnière alors ça se rentre pas trop tard et ça glandouille dans un appartement fraîchement nettoyé par des collocs italo-français inspirés (deuxième effet kisscool??).
What's next? Quelques offres d'emplois dans ma boîte mail (p'tain... et c'est même pas des mailings!! C'est du Que-Pour-Fred-Parce-Qu'il-Le-Vaut-Bien-Sur-Monster.co.uk!) et une semaine de vacances en perspective!
OK, OK... Un peu trop d'auto-lustrage de poils dans ce post, mais y'a des jours où on trouve son odeur meilleure que d'autres... :o)
dimanche, novembre 19, 2006
La suite, la suite... (Dimanche 19 novembre)
Une semaine sans nouvelles, honte sur moi!
Une nouvelle semaine de boulot, assez chargée. Encore une semaine light au pub et je suis libre, cool! J'ai fait embaucher un français hier, il a fait son essai direct toute la soirée, et ça a l'air de bien se passer. Je ne suis donc plus indispensable...
Car le manager a tout fait pour me retenir. Un soir de la semaine, il a acheté une bouteille de vodka et on s'est tous retrouvés dans le pub après la fermeture, à picoler entre collègues. Me suis retrouvé coincé entre lui et un ami à lui, à boire vodka-cranberries sur un estomac vide, bourré au bout de deux verres, et lui qui me faisait des compliments sur mon travail, sur le fait que j'ai eu la chance de tomber sur le "mystery customer" (sorte de mec envoyé pour tester le pub incognito) et de m'en sortir avec un 80/100 et un rapport très satisfaisant sur le fait que j'étais très amical etc... Bref, il m'a dit de garder un temps partiel, bla bla bla... Bourré, j'ai dit que je réfléchirai mais hors de question que je reste, je dois voguer vers de nouveaux horizons, même si je me suis attaché à l'équipe et que j'espère garder contact avec eux plus tard. Chapitre pub clos, donc...
J'ai reçu ma première vraie paye vendredi, presque £1000, de quoi voir venir. Mes taxes trop perçues le mois dernier m'ont été remboursées, tranquille!
Quelques soirées sympatoches en ville, dont une hier soir avec une de mes collègues lituaniennes et un ami à elle, et Charly bien sûr! On est allé mangé un chinois après la fermeture du pub (car je finissais à minuit) puis on est allé danser et boire vers Covent Garden. Coooool!!! Du coup, lever tard aujourd'hui, mais une grande ballade tout de même, à travers Regents Park, Pimrose Hill, Camden, Kentish Town, puis Kings Cross et Bloomsbury pour revenir à la maison.
Programme de la soirée : déblayage final de la chambre en prévision de la venue de l'exterminateur d'insectes. On a commencé cette semaine en désertant la chambre pour dormir dans celles des français (solidarité, promiscuité), en démontant le cadre du lit pour le jeter, ainsi que les deux matelas sur lesquels on dormait, conformément aux recommandations de l'exterminateur venu faire le constat initial mardi dernier. Ce soir, on a donc mis tous nos vêtements dans des sacs poubelles, et vider intégralement nos affaires de la chambre. Il vient désinsectiser lundi, mercredi et vendredi, de 12h à 15h... Pfff... On est censé faire bouillir toutes nos fringues (complètement impossible...) et j'ai commencé cette semaine à faire une lessive à 60° : résultat, tous mes jeans sont maintenant ROSES... Ben ouais, mon pull rose avec TOUS mes jeans, c'était pas une bonne idée... LOL J'vais lancer une mode, vous allez voir!! :-P
Vivement que tout ça soit fini, qu'on puisse réintégrer notre caverne, et s'attaquer au deuxième vrai problème : le bordel dans l'appart!!! C'est dégueu, la cuisine est dans un sale état en permanence, un de nos anciens collocs y squatte le canapé car sa nouvelle colloc' lui plait pas, c'est toujours aussi bruyant vus que les italiens sont naturellement dotés d'un organe leur imposant d'hurler en permanence au lieu de parler normalement. Ca va chier! :o) J'ai déjà pousser une gueulante un soir, ça a pas mal marché, mais les résultats n'ont duré que deux heures... J'étais tout tremblant d'avoir haussé le ton devant 5 mecs, mais assez fier de moi. Je sais pas si c'est mon age ou le fait que ça venait de nulle part, mais j'ai l'air d'avoir de l'autorité... Ouarf ouarf... Devrais-je en abuser??
A part ça, des news pour ma recherche de taf : j'ai un entretien mardi matin à 10h pour un poste de développeur Java... Je me monte pas la tête car c'est mon premier entretien, mais ça pourrait le faire grave! A suivre...
Donc, pour résumer, beaucoup de boulot (Charles commence tous les matins entre 5 et 7h et moi je travaille quasi tous les soirs), un appart moyennement accueillant, MAIS le moral est très bon! :-) On sort, on se fait faire des massages dans SoHo, on boit des cafés dans des 4 étoiles, on va au resto (enfin, on y est allé aujourd'hui quoi... Resto français, un vrai steak-frites, du vrai pain, MIAM!), on se flatte l'échine à coups de petits plaisirs et on regarde les annonces pour notre futur appart', qu'on cherchera dès qu'on sera débarrassé des bébêtes (pour pas les déménager avec nous) et que j'aurais trouvé un vrai travail.
Dou bi dou... On s'ennuie pas hein...
Et la bonne nouvelle de la semaine, c'est que Patou arrive mardi!! Pour une semaine, on va avoir une amie à nous, ici, dans notre nouvelle vie! Trop hâte!!! Certes, elle va vivre au rythme de la chasse aux insectes mais pourquoi aller visiter la jungle mexicaine quand on peut faire du camping dans un appart' à Londres?!? Hein? Hein? :o)
Bisous à tous,
Fred, the new pink icone
Une nouvelle semaine de boulot, assez chargée. Encore une semaine light au pub et je suis libre, cool! J'ai fait embaucher un français hier, il a fait son essai direct toute la soirée, et ça a l'air de bien se passer. Je ne suis donc plus indispensable...
Car le manager a tout fait pour me retenir. Un soir de la semaine, il a acheté une bouteille de vodka et on s'est tous retrouvés dans le pub après la fermeture, à picoler entre collègues. Me suis retrouvé coincé entre lui et un ami à lui, à boire vodka-cranberries sur un estomac vide, bourré au bout de deux verres, et lui qui me faisait des compliments sur mon travail, sur le fait que j'ai eu la chance de tomber sur le "mystery customer" (sorte de mec envoyé pour tester le pub incognito) et de m'en sortir avec un 80/100 et un rapport très satisfaisant sur le fait que j'étais très amical etc... Bref, il m'a dit de garder un temps partiel, bla bla bla... Bourré, j'ai dit que je réfléchirai mais hors de question que je reste, je dois voguer vers de nouveaux horizons, même si je me suis attaché à l'équipe et que j'espère garder contact avec eux plus tard. Chapitre pub clos, donc...
J'ai reçu ma première vraie paye vendredi, presque £1000, de quoi voir venir. Mes taxes trop perçues le mois dernier m'ont été remboursées, tranquille!
Quelques soirées sympatoches en ville, dont une hier soir avec une de mes collègues lituaniennes et un ami à elle, et Charly bien sûr! On est allé mangé un chinois après la fermeture du pub (car je finissais à minuit) puis on est allé danser et boire vers Covent Garden. Coooool!!! Du coup, lever tard aujourd'hui, mais une grande ballade tout de même, à travers Regents Park, Pimrose Hill, Camden, Kentish Town, puis Kings Cross et Bloomsbury pour revenir à la maison.
Programme de la soirée : déblayage final de la chambre en prévision de la venue de l'exterminateur d'insectes. On a commencé cette semaine en désertant la chambre pour dormir dans celles des français (solidarité, promiscuité), en démontant le cadre du lit pour le jeter, ainsi que les deux matelas sur lesquels on dormait, conformément aux recommandations de l'exterminateur venu faire le constat initial mardi dernier. Ce soir, on a donc mis tous nos vêtements dans des sacs poubelles, et vider intégralement nos affaires de la chambre. Il vient désinsectiser lundi, mercredi et vendredi, de 12h à 15h... Pfff... On est censé faire bouillir toutes nos fringues (complètement impossible...) et j'ai commencé cette semaine à faire une lessive à 60° : résultat, tous mes jeans sont maintenant ROSES... Ben ouais, mon pull rose avec TOUS mes jeans, c'était pas une bonne idée... LOL J'vais lancer une mode, vous allez voir!! :-P
Vivement que tout ça soit fini, qu'on puisse réintégrer notre caverne, et s'attaquer au deuxième vrai problème : le bordel dans l'appart!!! C'est dégueu, la cuisine est dans un sale état en permanence, un de nos anciens collocs y squatte le canapé car sa nouvelle colloc' lui plait pas, c'est toujours aussi bruyant vus que les italiens sont naturellement dotés d'un organe leur imposant d'hurler en permanence au lieu de parler normalement. Ca va chier! :o) J'ai déjà pousser une gueulante un soir, ça a pas mal marché, mais les résultats n'ont duré que deux heures... J'étais tout tremblant d'avoir haussé le ton devant 5 mecs, mais assez fier de moi. Je sais pas si c'est mon age ou le fait que ça venait de nulle part, mais j'ai l'air d'avoir de l'autorité... Ouarf ouarf... Devrais-je en abuser??
A part ça, des news pour ma recherche de taf : j'ai un entretien mardi matin à 10h pour un poste de développeur Java... Je me monte pas la tête car c'est mon premier entretien, mais ça pourrait le faire grave! A suivre...
Donc, pour résumer, beaucoup de boulot (Charles commence tous les matins entre 5 et 7h et moi je travaille quasi tous les soirs), un appart moyennement accueillant, MAIS le moral est très bon! :-) On sort, on se fait faire des massages dans SoHo, on boit des cafés dans des 4 étoiles, on va au resto (enfin, on y est allé aujourd'hui quoi... Resto français, un vrai steak-frites, du vrai pain, MIAM!), on se flatte l'échine à coups de petits plaisirs et on regarde les annonces pour notre futur appart', qu'on cherchera dès qu'on sera débarrassé des bébêtes (pour pas les déménager avec nous) et que j'aurais trouvé un vrai travail.
Dou bi dou... On s'ennuie pas hein...
Et la bonne nouvelle de la semaine, c'est que Patou arrive mardi!! Pour une semaine, on va avoir une amie à nous, ici, dans notre nouvelle vie! Trop hâte!!! Certes, elle va vivre au rythme de la chasse aux insectes mais pourquoi aller visiter la jungle mexicaine quand on peut faire du camping dans un appart' à Londres?!? Hein? Hein? :o)
Bisous à tous,
Fred, the new pink icone
dimanche, novembre 12, 2006
Deux mois!! (Dimanche 12 novembre)
Deux mois que nous sommes arrivés! Le temps s'écoule, l'hiver s'installe, la routine tente aussi de s'immiscer dans notre vie, mais voilà que je viens de lui foutre un gros coup de pied au cul.
J'ai posé ma démission au pub hier. Le vendredi soir (la veille), j'ai passé une soirée assez dure. Très très busy (euh... chargée en français?) car un groupe de 40 personnes, européens de l'est pour la plupart, avait investi les lieux et s'est consciencieusement dirigé vers le coma éthylique dans une consommation effrénée de 16h à la fermeture. Le tout sur la carte de crédit du patron, qui devra éponger une petite note de plus de £1200... Ecoeuré, j'ai refusé de servir de l'alcool aux plus bourrés d'entre eux assez tôt dans la soirée, mais ces gens là ne comprennent pas et l'agressivité a parfois commencé à montrer le bout de son nez. Un vomis et des dizaines de verres plus tard, j'ai enfin pu partir du pub, vers 22h (ouf, on m'a permis de partir plus tôt!), mais soudain conscient du fait que je n'étais pas fait pour ce travail. Pour la première fois, je ne me suis pas senti en sécurité derrière le bar, et je me suis rendu compte que passer mes journées et mes soirées à faire ça n'était qu'une perte de temps. Ca ne m'amuse plus. Donc le lendemain, zou, je prends mon courage à deux mains et je leur dis que c'est fini...
Une ou deux semaines de préavis (selon qu'ils s'en sortent ou pas, vu que c'est la deuxième démission en 3 semaines et qu'ils ont viré le brésilien hier pour absence et retards répétés), et après, je me détends et me concentre sur une recherche d'un emploi en informatique à plein temps. On verra bien. Ma paie va arriver et me permettre de survivre un mois, ou au mieux, jusqu'à Noël. D'ici là, on verra ce qu'il en est. Au pire, je prendrai un mi-temps n'importe où pour pouvoir gagner le loyer.
A part ça, nos amis les insectes sont toujours là. Après inspection générale, il semble n'avoir investi que le lit de notre pauvre Charly. Je dors donc toujours dans le mien (plutôt très bien d'ailleurs, comme quoi on se fait à tout) et Charly a pris le lit supplémentaire. Le proprio nous a répondu rapidement et nous envoie un exterminateur mardi (jour off de Charly, il pourra donc l'accueillir). Certes, nous n'avons pas respecté toutes les précautions demandées : faire bouillir tous nos vêtements, les sceller dans des sacs plastiques, quitter la chambre pour aller dormir avec les autres collocs, et sceller les portes avec du scotch... Un peu too much quand même... Mais on a quand même jeté le matelas aux poubelles (enfin, dans le hall de l'immeuble, hi hi hi...). Désolé pour nos potentiels hôtes, qui n'auront donc plus le bénéfice d'un lit supplémentaire dans notre chambre, mais qui devront se servir d'un matelas emprunté à nos collocs. J'ai pris quelques photos des bestioles, si ça intéresse quelqu'un! :o)
Voili voilou... Pas facile facile tout ça, mais on garde le moral. Le bordel dans l'appart se calme un peu maintenant que les collocs bossent tous (ou presque) mais le problème du ménage reste toujours un point gênant. Et malgré tout ça, toujours aucun regret de vivre cette aventure. On voulait une vie différente, on l'a. Et on savourera (ô combien!!) le confort d'une vie calme le jour où on l'aura retrouvée. Intéressant et instructif. On se découvre un peu plus soi même chaque jour, et moi qui pensait n'être qu'un adulescent un peu régressif et paumé, je m'aperçois que je suis finalement un vrai adulte, prêt à certaines concessions certes, mais qui sait un peu plus ce qu'il attend de la vie jour après jour (mais toujours paumé hein!).
Londres, catalyseur... Londres, "The Simple Life"... Londres, "Je suis une célébrité (bof), sortez moi de là"... Londres, ville magnifique, pleines de surprises et d'endroits fantastiques, qui vaut bien quelques désagréments passagers!!! :o)
PS : nouvelle boisson officielle du Fred = "Southern Comfort with lemonad"
J'ai posé ma démission au pub hier. Le vendredi soir (la veille), j'ai passé une soirée assez dure. Très très busy (euh... chargée en français?) car un groupe de 40 personnes, européens de l'est pour la plupart, avait investi les lieux et s'est consciencieusement dirigé vers le coma éthylique dans une consommation effrénée de 16h à la fermeture. Le tout sur la carte de crédit du patron, qui devra éponger une petite note de plus de £1200... Ecoeuré, j'ai refusé de servir de l'alcool aux plus bourrés d'entre eux assez tôt dans la soirée, mais ces gens là ne comprennent pas et l'agressivité a parfois commencé à montrer le bout de son nez. Un vomis et des dizaines de verres plus tard, j'ai enfin pu partir du pub, vers 22h (ouf, on m'a permis de partir plus tôt!), mais soudain conscient du fait que je n'étais pas fait pour ce travail. Pour la première fois, je ne me suis pas senti en sécurité derrière le bar, et je me suis rendu compte que passer mes journées et mes soirées à faire ça n'était qu'une perte de temps. Ca ne m'amuse plus. Donc le lendemain, zou, je prends mon courage à deux mains et je leur dis que c'est fini...
Une ou deux semaines de préavis (selon qu'ils s'en sortent ou pas, vu que c'est la deuxième démission en 3 semaines et qu'ils ont viré le brésilien hier pour absence et retards répétés), et après, je me détends et me concentre sur une recherche d'un emploi en informatique à plein temps. On verra bien. Ma paie va arriver et me permettre de survivre un mois, ou au mieux, jusqu'à Noël. D'ici là, on verra ce qu'il en est. Au pire, je prendrai un mi-temps n'importe où pour pouvoir gagner le loyer.
A part ça, nos amis les insectes sont toujours là. Après inspection générale, il semble n'avoir investi que le lit de notre pauvre Charly. Je dors donc toujours dans le mien (plutôt très bien d'ailleurs, comme quoi on se fait à tout) et Charly a pris le lit supplémentaire. Le proprio nous a répondu rapidement et nous envoie un exterminateur mardi (jour off de Charly, il pourra donc l'accueillir). Certes, nous n'avons pas respecté toutes les précautions demandées : faire bouillir tous nos vêtements, les sceller dans des sacs plastiques, quitter la chambre pour aller dormir avec les autres collocs, et sceller les portes avec du scotch... Un peu too much quand même... Mais on a quand même jeté le matelas aux poubelles (enfin, dans le hall de l'immeuble, hi hi hi...). Désolé pour nos potentiels hôtes, qui n'auront donc plus le bénéfice d'un lit supplémentaire dans notre chambre, mais qui devront se servir d'un matelas emprunté à nos collocs. J'ai pris quelques photos des bestioles, si ça intéresse quelqu'un! :o)
Voili voilou... Pas facile facile tout ça, mais on garde le moral. Le bordel dans l'appart se calme un peu maintenant que les collocs bossent tous (ou presque) mais le problème du ménage reste toujours un point gênant. Et malgré tout ça, toujours aucun regret de vivre cette aventure. On voulait une vie différente, on l'a. Et on savourera (ô combien!!) le confort d'une vie calme le jour où on l'aura retrouvée. Intéressant et instructif. On se découvre un peu plus soi même chaque jour, et moi qui pensait n'être qu'un adulescent un peu régressif et paumé, je m'aperçois que je suis finalement un vrai adulte, prêt à certaines concessions certes, mais qui sait un peu plus ce qu'il attend de la vie jour après jour (mais toujours paumé hein!).
Londres, catalyseur... Londres, "The Simple Life"... Londres, "Je suis une célébrité (bof), sortez moi de là"... Londres, ville magnifique, pleines de surprises et d'endroits fantastiques, qui vaut bien quelques désagréments passagers!!! :o)
PS : nouvelle boisson officielle du Fred = "Southern Comfort with lemonad"
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